En 2012… on reverra la revue
Posté par revuebergerac le 4 janvier 2012
Trois ans après le succès de « Bergerac oui love you », le Cercle musical reviendra en septembre, avec un nouveau spectacle.
Les Bergeracois découvriront « Bergerac rêveries », la dernière revue du Cercle musical, au centre culturel, en septembre 2012. (Photo archives Émilie Drouinaud)
C’est officiel : la revue de Bergerac effectuera son retour au centre culturel le 15 septembre (1). Trois ans après le succès du spectacle précédent, « Bergerac oui love you », la troupe du Cercle musical donnera 25 représentations de sa dernière création, « Bergerac rêveries ». Une revue spectacle entièrement remaniée, glamour à souhait, où l’on retrouvera chansons, chorégraphies et pièces de théâtre originales.
Après le départ de Claude Plazzi, la charismatique présidente du Cercle musical, en 2009, les bénévoles se sont remis au travail. Depuis le mois de septembre, à raison d’une fois par semaine, quatorze danseuses et sept danseurs répètent assidûment les chorégraphies imaginées par Dominique Taizières, ancienne danseuse de la revue. Disco, jazz, charleston… Les artistes, qui pour la plupart étaient à l’affiche de « Bergerac oui love you », plongent, au fil des mois, dans un univers toujours plus technique et rythmé. Épaulées par leurs aînés, les nouvelles recrues s’accrochent, mais redoutent toujours le jour où il faudra danser pour de bon avec des talons de 12 centimètres. Tout le monde n’a pas l’aisance d’une Joséphine Baker ou d’une Zizi Jeanmaire. Mais c’est la loi du cabaret : sur scène, les danseuses prennent de la hauteur pour mieux s’encanailler.![]()
Pastiche de la vie à BergeracFin décembre, à l’occasion de la toute première répétition générale de la troupe, les danseurs ont fait connaissance avec les comédiens et les chanteurs de la revue. Les premiers travaillent toutes les semaines des saynètes et des sketches inspirés par la vie bergeracoise. Les seconds cravachent tous les mois sous la direction de Patrick Brugalières, chef d’orchestre attitré de la revue.
À chaque rencontre, le cocktail est détonant : les comédiens pastichent à l’envi la vie politique bergeracoise, dont les fidèles serviteurs apparaissent ici ou là sous les traits de la caricature. Les chanteurs renchérissent avec leur lot de parodies, basées sur les tubes incontournables de la variété française.
De sacrées perles en perspective, dont se délecte à l’avance le président du Cercle musical, Jean-Louis Borredon. « L’esprit de la revue est toujours là », se félicite-t-il. « Les Bergeracois se reconnaîtront dans les thèmes abordés ; les textes sont truffés de clins d’œil à tout ce qui fait leur quotidien. »
Dans l’angoisse du premier lever rideau, tout ce petit monde se rassure en voyant sa garde-robe se remplir doucement, mais sûrement.
Les « cousettes » à l’œuvreVoilà déjà six mois que les « cousettes » du Cercle musical se relaient dans l’atelier pour concevoir les costumes de la troupe. Étoffes, plumes ou sequins, les petites mains de la revue reprisent, assemblent et piquent toutes les pièces dans lesquelles se glisseront chanteurs, danseurs et comédiens, le moment venu. « Nos quinze cousettes ne s’économisent pas, la plupart d’entre elles viennent même plusieurs après-midi par semaine apporter leur soutien à l’atelier », reprend Jean-Louis Borredon. « Les spectateurs ne seront pas déçus en découvrant les costumes. Les premiers modèles à être sortis des ateliers sont couverts de plumes, de strass et de paillettes, conformes à l’esprit de la revue. »
Sud-ouest du mardi 3 janvier 2012 par Emilie Delpeyrat
PATRIMOINE
Toujours là, 90 ans plus tard
Depuis 1922 c’est revue, une vraie, avec comédiens, danseurs et orchestre, tableaux chorégraphiés et sketches de boulevard: pas une simple «soirée cabaret», comme disait Claude Plazzi, figure tutélaire du Cercle musical bergeracois, retraitée des paillettes
depuis2009.
En créant la revue, il y a 90ans, le Cercle, qui était une chorale depuis le début du siècle, a lancé une œuvre emblématique de la ville(même si les jeunes s’amusent de son aspect suranné) et l’une des dernières revues encore vivantes en France.
En2009, le gala trisannuel a réuni 13 000spectateurs durant deux mois au centre culturel. Un exploit. Surtout que la revue est menée par des bénévoles et le budget d’alors–240 000euros–reposait presque uniquement sur la billetterie.
Adrien Vergnolle





