Le Cercle depuis 1872

Le Cercle Musical a été fondé en 1872. C’est une des plus ancienne société de Bergerac. 

L’activité du Cercle Musical peut se décomposer en trois périodes : 

 -         de 1872 à 1922 :exclusivement une chorale masculine

 -         de 1922 à 1942 : simultanément  chorale, revuettes locales et théâtre de verdure   (festival)       

 -        de 1945 à nos jours : Revues locales puis Revues de music-hall à grand spectacle 

Fondé par M. Hursh, professeur de musique, le Cercle Musical est une chorale d’hommes de plus de 100 choristes. Cette chorale passe ensuite sous la baguette de Paul Pastor, brillant musicien et compositeur de grand talent. Le Cercle Musical devient l’une des sociétés musicales phare du grand Sud-Ouest. A la  mort de Paul Pastor, la chorale est dirigée successivement par Mrs Bellugues, Dusserte, l’abbé Beraud et Frank.  Elle devient mixte et participe à de nombreux concours régionaux à Toulouse, Bordeaux, La Rochelle, Bayonne….  Elle obtient de nombreux premiers prix .

A partir de 1922, le Cercle Musical diversifie ses activités et attaque le théâtre lyrique . La réputation de la chorale est telle qu’elle est demandée pour assurer la partie chœur de grands opéras et opéras comiques de plusieurs théâtre du Sud-Ouest . Devant un tel succès, il est décidé de créer à Bergerac un théâtre de verdure en plein air de 5000 places. Le spectacle se joue au Foirail où existe une magnifique allée de platanes centenaires forment le mur de scène. Le samedi danses ou théâtre , le dimanche après-midi le lyrique. Bergerac voit sur scène les plus grands talents de l’époque de la Comédie Française. Charles Boyer, Bruneau, Julien Bertheau, Marguerite Moréno, Denis Noël se déplacent ainsi que  les danseurs Lycette Dargonval, Kaloujlni et les ballets de Leila Bederkan ( Ballets à travers l’Europe) Ce fut de très grands succès. Le dernier opéra comique fut Carmen en 1949 avec les chanteurs Nougaro ( le père de Claude) , Lucienne Anduran ,…. Le Cercle Musical fut un précurseur dans l’organisation des festivals d’été. Le théâtre de plein s’arrête alors, la municipalité de l’époque ne voulant pas patronner cette manifestation. Si cela avait pu continuer, il existerait maintenant le « Festival de Bergerac » , premier crée en France et digne des frères Mounet. Le Cercle Musical fit don à la ville de la stèle dédiée aux deux frères tragédiens. Elle se trouve encore au jardin Perdoux.  

 En 1922, le président Albert Marquay, industriel bergeracois écrit des revuettes et des chansons et a l’idée de monter une Revue locale à base de  saynètes . Le 23 mars 1922 fut donné la première de « Bergerac Serpentins » qui fut un grand succès  et fut jouée cinq fois à la salle des ouvriers, place Gambetta, plus communément appelée « le petit théâtre ». Puis Fernand Cousteille rénove la salle qui devient le théâtre Mounet Sully avec 300 places dont 200 seulement sont bonnes à cause des piliers soutenant le balcon  . Le Centre Culturel actuel est situé sur l’emplacement du « petit théâtre ». La dernière Revue d’Albert Marquay écrite en collaboration avec Edmond Sabeau est jouée en 1942 et s’appelle «  Ersatz Revue ».

Les Revues Après la guerre, en 1946, Albert Marquay passe le flambeau à Edmond Sabeau qui écrit deux Revues :  «  On

r’met ça » et « Encore une » .  Le succès de ces deux spectacles permet l’achat de l’ancien relais de Poste, bel immeuble du

17ème , 1 rue de l’Ancienne Poste. Il  abrite toujours les activités du Cercle musical : salle de répétitions, ateliers de confection

des costumes, réserves et bureau.  (voir la page  » Le siège du Cercle Musical )Un revuiste parisien, Robert Valaire, mari de la

célèbre comédienne Nita Corelli écrit alors 5 Revues dont 2 avec Madame Renée Chassagne.

Mais c’est en 1960 que « Bergerac s’en balance » ( c’est à partir de cette année là que Bergerac est toujours dans le titre des Revues ) révèle le nouvel auteur Renée Chassagne  . Chanteuse et comédienne entrée au Cercle en 1927, son mari André Chassagne sera toujours à ses côtés. Elle écrit 12 Revues en étroite collaboration avec sa fille Claude qui conçoit et réalise les costumes et assure les ballets. En 1965, la chaudière du « petit théâtre »  explose rendant celui-ci inutilisable. Le Cercle Musical ne peut plus se produire. En 1971, en désespoir de cause, le Cercle Musical fait la reprise au cinéma Cyrano.  Enfin en 1983 la Revue « Bergerac Toujours » voit le jour au Centre Culturel flambant neuf inauguré quelques mois plus tôt par Jacques Delors ministre des finances et Michel Manet sénateur maire. En février 1991, le Cercle Musical faillit s’arrêter. Un incendie malveillant détruit les costumes la veille de la générale de « Bergerac Passionnément » . Grâce au courage et au dévouement de tous ses membres bénévoles la Revue se joue au mois d’octobre.  En 1995 Madame Chassagne   se retire du Cercle Musical. La présidence est donnée à sa fille Claude. Depuis cette date, celle-ci a assuré seule la réalisation des 5 dernières Revues. Philippe Regnaud a participé à l’écriture de sketches en 1998. De locale, la Revue devient régionale. Les 1000 entrées de 1922 sont devenues 16 000 en 2003.   Depuis 137 ans, ce sont des centaines de  bénévoles qui ont fait vivre le Cercle, avec ses hauts et ses bas grâce à la solidarité et à l’amitié qui existent entre eux. Pour toutes ces Revues, toutes les municipalités ont apportées un large concours. Souhaitons que « la Belle Histoire *» continue et que vive le Cercle Musical.                                                                                                                                                          Enéa PLAZZI   Vice-président du Cercle Musical   ( a participé à sa 1ère Revue en 1946 ) * « La Belle Histoire » était un des tableaux de la revue 2006 « Bergerac Follement » qui retraçait le 60 dernières années du Cercle Musical (1946-2006)